Elle me dit, en fronçant les sourcils, « Ne pourrait-on manger un peu plus ? Je n’ai mangé que trois petits bols de riz et j’ai les fesses glacées. » Lire la suite
Japon
le fils de la blanchisseuse
De nombreuses années se sont passées sans que je revienne. Lorsque le nom de X. traverse mon esprit, comme en ce moment même, une image l’accompagne, un souvenir, d’enfants en uniformes noirs qui courent vers la mer, de petits garçons en uniformes noirs, en casquettes noires à visières vernies, qui descendent en courant vers la mer. Etais-je l’un d’eux ? Une course rapide et qui paraîtrait désordonnée si nous ne portions tous, grands et petits, la même veste noire à col droit, si nous ne gardions tous la même casquette vissée au crâne. Etais-je l’un de ces garçons?
Noh (Ezra Pound 1916)
Mais la gloire du monde n’a qu’un temps. Elle vient en son temps, souffle et s’enfuit.
Ainsi pour lui.
Cherchant un endroit où vivre, il alla vers Azuma, voyageant comme un morceau de nuage. Il posa le regard sur les vagues de la mer à Ise et dolent il songea à son année de gloire : « Pourquoi les vagues, les brisants reviennent-ils ? »
Ainsi pensif il se tenait au pied d’Asama et il voyait la fumée du soir s’enrouler dans le ciel.
Osaka
débâcle
LE SOLEIL diffuse à travers une couche nébuleuse uniforme et ténue. La mer était agitée mais la traversée se fit sans danger. Au matin le brouillard ne cache plus l’île sur l’horizon. Lire la suite