Iquitos (le docteur Finch)

Le docteur Finch n’était pas quelqu’un de vraiment sympathique, quand on y réfléchissait. Ça n’apparaissait pas tout de suite, sinon par un air un peu de biais. Il ne se livrait pas tout de suite. On lui trouvait juste, d’abord, un air un peu de biais, un demi sourire, la bouche oblique, et puis le cou toujours un peu rentré dans les épaules. Il venait chez la Française avec sa mallette. Il disait: J’ai tout ce qu’il faut là-dedans, tapotait sa mallette. Il venait tous les jours prendre des nouvelles et une fois par semaine faisait l’inspection complète des filles. Torve, il faudrait que je vérifie le sens exact du mot, mais c’est celui qui me vient à l’esprit: il avait un air torve. Il m’a d’abord considéré comme ça, d’un air torve, même pas son demi-sourire oblique, m’a considéré d’en-dessous, méfiant comme un chien battu, je dirais. Lire la suite

Publicités

Iquitos

Iquitos, sur le Marañon, accessible depuis l’Atlantique par des navires de mer … Une lagune sur la rive droite, couverte de baraques sur pilotis. La ville blanche sur l’autre rive. Le vapeur vient de s’accoter au ponton. Lire la suite

Embouchure

EAU BRUNE au goût de terre et de pourriture, feuilles et troncs d’arbres qui forment des îles flottantes où des oiseaux font leurs nids. Odeur de singe. Sur l’une d’elles particulièrement grande nous pûmes débarquer. Le sol de ce radeau nous portait et semblait solide sous nos pieds. Quelques petits arbres poussaient au milieu et l’un d’eux portait des fruits que nous goûtâmes et trouvâmes excellents. Nous vîmes quelques gros rats. Le courant emportait ces îles vers le large. Il est probable que la première tempête un peu forte les défera.

Inutile de dire la longue navigation entre les rives vertes. Maison sur pilotis au bord du fleuve.