couchant (les découvreurs)

La côte orientale de la grande île. Et c’était au fond d’un fjord (comme l’on sait, le profond creusement en U d’une vallée glaciaire qu’à l’occasion de l’enfoncement de la terre la mer est venue emplir, s’enfonçant parfois très loin dans l’intérieur du continent).

Ces premiers navigateurs, tout bruit éteint sauf un discret ressac.

Et que les autres hommes au-dessus, pas encore hommes, faute qu’on ait échangé aucun mot, seulement regards et fleur du sol…

Relation de voyage : « Nous nous étions rapprochés. Puis non brusquement néanmoins soudainement le brouillard se leva et nous découvrit une terre qui semblait un mur d’égale hauteur sur l’horizon entier. En raison de la calme qui s’était faite et à cause qu’aucune brise ne nous pouvait mouvoir si peu que ce fût… »

Dans ma fenêtre à présent les baleines remontent, gracieuses, l’estuaire, vers les villes et les lacs. Mais les plus grosses sont immobiles et leur échine se couvre de l’or du couchant.

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