L’Armée (4/10), 1er récit (4/4), printemps

Le printemps arriva brusquement, il tomba des trombes d’eau pendant des jours et des nuits, sans arrêt. Lorsque la pluie cessa, les murs étaient couverts de boue jusqu’à hauteur d’homme, les rues de la ville et la plaine autour n’étaient que boue et il y eut du soleil. Très vite la plaine se couvrit de petites touffes d’herbe pâle. Le général reçut par un courrier l’ordre de nous faire rejoindre le gros de l’armée qui se mettait en marche vers les montagnes. Nous quittâmes ainsi la ville. Le vieux et moi partîmes parmi les derniers. En me retournant je crus voir la colonne de ceux qui avaient fui regagner la ville.

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