Les Autels d’Alexandre (5/6), convalescence (1/2), la maison au fond du parc

LE PASSAGE du fleuve est assuré par un système de bacs, lent et peu sûr. Les Anglais voulaient jeter un pont.

La récente campagne militaire avait nécessité l’emploi de petites unités de troupes très mobiles. A leur arrivée les passeurs disparaissaient avec leur bac, d’autres le coulaient chargé et s’enfuyaient à la nage.

L’ingénieur chargé du projet fut assassiné. Il n’arriva d’Angleterre une nouvelle équipe que quelques années après. On l’installa sous protection militaire dans une villa de la rive droite, non loin de la maison de Fluski.

La maison de Fluski est au fond d’un parc. Dont la forme est grossièrement celle d’un trapèze, de hauteur deux fois comme la grande base, augmenté dans le prolongement de celle-ci, à droite, au nord-est, d’un rectangle large comme la petite base, soit la moitié de la grande et long comme les deux tiers de cette grande base. Le tracé de la grande base et de son prolongement dans l’un des côtés du rectangle est déterminé par la route, à cet endroit encore parallèle au fleuve. Du portail une allée mène à la maison, dans le sommet du trapèze. La maison est formée d’une partie centrale cylindrique, sorte de large tour à un ou deux étages coiffée d’un toit conique, sur laquelle se greffent symétriquement deux ailes ouvrant un angle de 110° dont l’allée serait bissectrice. Le rez-de-chaussée déborde sous l’étage, son avancée est couverte par un toit en pente qui, se raccordant à mi-hauteur de l’étage, ne lui laisse en façade qu’une bande percée de fenêtres carrées ou plus larges que hautes. Il est soutenu par une colonnade de bois peint vaguement dorienne où s’enroulent des lierres. La structure de la façade est plus complexe. Un jeu de balcons. Un balcon circulaire à l’étage, porté par une colonnade plus massive et espacée, qui aurait son équivalent sur les ailes?

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